Respirer, en principe, nous savons tous faire. C’est même une activité dans laquelle nous avons une certaine expérience : quelques dizaines d’années, pour la plupart, sans interruption majeure.
Et pourtant, dès que l’on commence à pratiquer le prânâyâma, on découvre assez vite que respirer automatiquement et utiliser consciemment le souffle sont deux choses très différentes.
Dans le Nâtha Yoga, le souffle n’est pas un simple accompagnement de la posture. Il constitue une pratique à part entière. On apprend à le ralentir, à l’amplifier, à le rythmer, à le suspendre et, progressivement, à observer ce qu’il produit sur le corps, l’énergie et le mental.
Il ne s’agit pas pour autant de battre un record d’apnée assis en tailleur avec un air inspiré.
L’objectif est beaucoup plus intéressant : comprendre comment le souffle peut devenir un outil de stabilité, de concentration et de connaissance de soi.
Le prânâyâma commence par le souffle physique, mais ne s’y arrête pas.